EPSYD


À partir d’enregistrements réalisés en laboratoire, ce projet étudie comment le bruit produit par des hélices de drones de petite taille, dans différentes configurations, est perçu et interprété, et pourquoi certains sons sont plus gênants. Ces résultats pourront contribuer à concevoir des drones mieux intégrés à nos environnements sonores.

  • L’objectif est de mieux comprendre la perception subjective associée aux caractéristiques acoustiques d’hélices de drones petite taille dans différentes configurations, afin d’évaluer quantitativement et qualitativement la perception de ces sons et la gêne qu’ils provoquent, au moyen de tests d’écoute accompagnés d’un bref questionnaire sur les représentations mentales, d’une tâche d’association libre et d’une évaluation de la gêne perçue.

  • La perception du bruit d’hélice de drones est multidimensionnelle et ne peut pas être expliquée par un seul paramètre acoustique ou psychoacoustique. Même lorsque la sonie est égalisée, les participant.e.s différencient les sons écoutés selon l’équilibre entre leurs composantes tonales, large bande et timbrales. L’interaction avec un élément structurel produit également des changements perceptibles en modifiant l’équilibre et la complexité du son.
  • L’analyse des représentations mentales a révélé que les participant.e.s associent les sons à des sources et des événements familiers, notamment des machines rotatives, des appareils électroniques, des interférences, des phénomènes naturels ou des signaux d’alerte. Ces résultats suggèrent que la gêne perçue peut dépendre non seulement des caractéristiques acoustiques du son, mais également de la manière dont celui-ci est organisé et interprété dans les représentations mentales construites tout au long des expériences antérieures.
  • L’évaluation quantitative et subjective de la gêne a permis de faire des liens avec certains paramètres de design et critères psychoacoustiques. Cette évaluation a  également été comparée aux prédictions de modèles de gêne psychoacoustique issus de la littérature. Les modèles les plus récents présentent une relation plus étroite avec les évaluations subjectives de la gêne réalisées par les participants aux tests d’écoute que les modèles classiques testés.
  • Cette étude constitue une base pour approfondir l’étude de configurations de drones plus complexes et pour développer à terme des stratégies visant à réduire les nuisances sonores.

Julien TARDIEU

LMA, AMU – CNRS – Centrale Marseille

Marina Gabriela CORTELLINI

Stagiaire

ISAE- SUPAERO

Acoustique

Hélène PARISOT-DUPUIS

Chercheuse

ISAE- SUPAERO

Aéroacoustique

Julien TARDIEU

Ingénieur

MSHS-T

Perception auditive